mardi 29 avril 2008

SORTIE ORNITHOLOGIQUE DU PRINTEMPS

Ce samedi matin assez tôt, le temps est frais, les nuages gris sont pesants dans le ciel, sur un banc proche du chêne de la vierge de Chaville Chantal BUZEK nous attend. Présente avec toutes ses connaissances elle va nous guider pendant plus de deux heures au sein de la forêt.
Pour commencer, elle nous conditionne, nous demande d’ouvrir nos oreilles et d’être à l’écoute des chants des oiseaux. Ces émissions vocales subtiles ont toutes une signification ; comment reconnaître les alarmes des chants ?
La nuance est importante mais comment l’identifier ?
En cette période de l’année, nous profitons du début du printemps et les chants des oiseaux qui accompagnent les rituels prénuptiaux. Là, elle nous montre le « troglodyte » , plus loin les « mésanges » , haut dans le ciel le « Faucon crécerelle », on s’immobilise pour écouter le « Pinson », le « Rouge gorge » , les « mésanges bleues et noires » ; on prend du plaisir à entendre ces chants mélodieux et musicaux, c’est tout simplement beau.
Cette riche promenade continue, on repère tout au haut d’un vieux chêne le nid d’un écureuil roux, au loin le cri d’un pic épeiche, le nettoyage d’un merle dans les mousses à la recherche d’insectes et le travail d’un pic sur un arbre mort.
Plus de deux heures que nous marchons le long des lisières et dans les allées de la forêt, nous gardons en mémoire ces alarmes et ces chants, il faudra revenir afin d’associer les chants à ses auteurs : qui zinzinule ? qui pisote ?, qui craille ? qui caracoule , qui huit ?
Pour ces questions et le plaisir, nous avons envie de revenir et de retrouver Chantal pour nous guider de nouveau pour d’autres découvertes.








mercredi 23 avril 2008

TROU AUX GANTS








A l'aube, trois ragondins ont été surpris dans leurs activités matinales.


Le ragondin est un mammifère originaire d'Amérique du Sud, introduit en Europe pour sa fourrure. Tous les individus présents en Europe proviennent de lâchers volontaires ou d'évasions.

Le ragondin est un gros rongeur d'environ 1m de long, pesant 6 à 7 kg. Il creuse de grands terriers de 6 à 7m de long sous les berges des étangs ce qui provoque souvent leur déstabilisation.

LES COUPES DANS LA FORËT DE MEUDON

En vous promenant dans la forêt de Meudon au cours de ces derniers mois, vous avez pu constater que des coupes rases de grande ampleur étaient en cours, notamment au-dessous du cimetière de Vélizy (parcelle 86), le long de la route des fonds de la chapelle (parcelle 76), près du cimetière de Viroflay (parcelle 96). Des trous béants se sont créés au milieu de la forêt, un véritable spectacle de désolation.
Voyez les photos ci-jointes : elles sont éloquentes…

Après avoir coupé tous les arbres existants et passé les souches au broyeur, des plantations en lignes de chênes sessiles ont été réalisées sur des surfaces de plusieurs hectares.
Ce sont exactement les pratiques sylvicoles qu’URSINE NATURE a constamment dénoncées, car elles détruisent le paysage et artificialisent la forêt.

L’ONF, que nous avons rencontré le 22 février 2008, justifie ce traitement brutal par les dégâts causés par la tempête de Noël 1999, mais cette tempête avait justement montré que les forêts les plus artificielles (Landes, Vosges…) étaient celles qui avaient souffert le plus.

L’ONF nous avait assurés, pourtant, que dans son nouvel aménagement (1992-2011) révisé ensuite (2001-2020), il privilégierait les coupes sur de petites surfaces, favoriserait la régénération naturelle, maintiendrait la diversité des espèces existante (actuellement en forêt de Meudon : 50 % de châtaigniers, 35 % de chênes, 15 % de feuillus divers: hêtre, frêne, érable, merisier, charme, bouleau, aulne,…).

Il reconnaît également que la vocation de cette forêt périurbaine est avant tout l’accueil du public. Or, celui-ci recherche avant tout une ambiance aussi « naturelle » que possible, alors que la forêt que l’on nous prépare ressemblera à une « forêt de production », particulièrement vulnérable qui plus est aux accidents climatiques.

Enfin, toujours dans l’optique d’accueil du public, il est inadmissible qu’alors que les coupes sont interrompues du 15 avril au 15 octobre, les chemins forestiers restent tout l’été dans un état lamentable, là où les engins de débardage ont laissé des ornières très profondes, incitant les usagers à créer de nouveaux cheminements qui dégradent le sous-bois.

U.N. envisage une action coordonnée avec d’autres associations de la région confrontée aux mêmes problèmes dans des forêts voisines (Fausses Reposes, Malmaison, …).

Faites-nous part de vos réactions ! Plus elles seront nombreuses, plus forts nous serons pour protester !